Archives de Tag: Homosexualité animale

Clôture de 10 jours 10 conf’ : une conférence sur les drôles de mœurs sexuelles des animaux

Agenda10jours10conf_OK-1-110 jours 10 conf’, un bon démarrage.Se cultiver autrement ? De Chanel à la sexualité des animaux, en passant par 1914 ou le hip-hop, l’Université d’Angers propose depuis le 4 novembre, en partenariat avec ses partenaires culturels, les 10 jours de la conf. À mi parcours, le bilan est déjà positif puisque 250 personnes, dont une majorité d’étudiants, ont déjà assisté aux cinq premières conférences.  Suivies ou précédées de spectacles, de performances ou d’expositions, les soirées sont gratuites et ouvertes à tous et portent sur des thématiques variées et originales.

Encore 5 conférences à venir :
10 nov. à 18h30 – 10+10=33 : le hip hop n’est pas ce que vous croyez, la preuve en 20 disques incontournables
12 nov. à 18h00 – Création lecture-spectacle pour clôturer une journée d’étude sur le thème 1914 et la littérature
12 nov. à 20h30 – Parlons des pressions
13 nov. à 12h30 – La production artistique contemporaine : le dessin au XXè siècle, une aventure hors des sentiers battus
13 nov. à 19h30 – Pourquoi les animaux trichent et se trompent : les infidélités de l’évolution – L’évolution humaine
Découvrir le programme détaillé sur internet ou en pièce jointe.

En clôture de la semaine : « Pourquoi les animaux trichent et se trompent : les infidélités de l’évolution »
Le biologiste Thierry Lodé, professeur en écologie évolutive à l’Université d’Angers, clôturera cette série de conférence le jeudi 13 novembre à 19h30. Son propos sur les drôles de mœurs sexuelles des animaux ne sera qu’un prétexte à une plus vaste réflexion : d’où vient l’incroyable foisonnement vivant de notre planète.

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Sexualité : les animaux ne manquent pas de pratiques !

Article de Futura Sciences.

Bien souvent, on résume la sexualité animale à la reproduction. Pourtant, l’Homme et les autres animaux s’adonnent à des pratiques diverses et variées qui montrent bien que l’acte sexuel n’est pas limité à la procréation : la masturbation, la fellation et la sodomie ne sont pas, en effet, seulement des pratiques inhérentes à l’humain.

« S’il devait exister une norme dans l’activité sexuelle des animaux, ce serait la diversité des pratiques. » Cette phrase vient de Thierry Lodé, spécialiste français de la question. L’espèce humaine n’est pas ignorante en la matière. De bons conseils sont même donnés dans le célèbre Kâmasûtra, livre indien écrit entre le VIe et le VIIe siècle. De leur côté, si les animaux ne savent ni lire ni écrire, ils sont tout à fait capables de faire preuve d’imagination lors de ces moments privilégiés. D’ailleurs, ils ne s’en privent pas !

« Il ne faut pas confondre acte sexuel et copulation, reprend le chercheur. Il existe beaucoup d’autres pratiques dans le milieu naturel. » Ceux qui ont un chien mâle à la maison en savent quelque chose : il est parfois envahi par le désir de se masturber. Les primates en général, les kangourous, mais aussi les tortues ou les criquets ne se gênent pas non plus.

Après l’onanisme du criquet, la fellation de la chauve-souris

Malgré tout, le sexe, c’est mieux à deux. Or, on a tendance à penser que dans le règne animal, il se limite à un rapport génital entre mâle et femelle. C’est faux. La fellation se pratique aussi chez nos plus proches cousins. Mettons de côté les bonobos, connus pour leur libertinage. Les orangs-outans n’hésitent pas à goûter aux plaisirs du sexe oral. Plus éloignée de nous dans l’arbre phylogénétique, la chauve-souris s’y adonne aussi, ce qui a valu à ses découvreurs le prix Ig Nobel 2010 de biologie. Une belle consécration.

Comme le démontre cette vidéo, la chauve-souris Cynopterus sphinx pratique la fellation. Cela prolongerait l’accouplement et augmenterait les chances de fécondation. © Madbal, YouTubeLa sodomie aussi se retrouve chez nos amis les bêtes. Chimpanzés, chiens, rats, taureaux… Elle a été observée chez de nombreuses espèces, et pas seulement lors de pratiques homosexuelles. Pourtant, elle n’a pas fait l’objet de vastes investigations de la part des scientifiques, qui ont sûrement encore beaucoup à découvrir sur la question.

Les pratiques sexuelles limitées par l’anatomie

Quand vient l’heure du rapport génital, l’espèce humaine n’a pas, là non plus, le monopole des positions. « Si le missionnaire est [la position] la plus utilisée chez l’Homme, gorilles ou orangs-outans aussi font l’amour en face-à-face, précise Thierry Lodé. Cette position a même été observée de manière exceptionnelle chez les chiens. Cependant, du fait de leur anatomie, elle est rendue très difficile. » Les contraintes anatomiques de la position du missionnaire expliqueraient pourquoi elle se retrouve surtout chez les grands singes hominoïdes.

Notre bipédie nous permet d’exprimer plus librement nos désirs et de diversifier davantage notre façon de faire, dans certaines limites, toutefois. « La sodomie est très peu pratiquée à la missionnaire chez l’espèce humaine, mais beaucoup plus généralement dans une position de levrette. Nous nous adaptons à la position et à la conformation de nos organes, nous aussi ! »

Autrement dit, la sexualité animale ne se donne pas d’autres limites que celles que le corps impose. Diverses, les pratiques ne sont pas toutes vouées à la reproduction : la preuve que le sexe n’a pas pour unique vocation la procréation. Il y a aussi, dans l’ensemble du règne animal, une dimension de plaisir.

La nature n’a rien contre le mariage homosexuel.

Cessons de mentir aux enfants car, non, il n’y a rien dans la nature contre le mariage homosexuel. Depuis que s’impose l’idée du vote d’une loi parlementaire instaurant le mariage pour tous, voilà que se réveillent de vieux démons contre l’union homosexuelle. Les vieilles discriminations ont encore du mal à être refusées en dépit d’une évolution sensible des mœurs humaines.

 Après avoir vainement prétendus que l’homoparentalité se heurtait à une supposée vertu psychologique parentale, les manifestants contre l’homosexualité appellent la biologie à la rescousse, affirmant que « la parentalité serait biologiquement irréductible » et que « l’homosexualité serait contre-nature ».

 C’est bien mal connaître les choses de la nature.

Car l’homosexualité est parfaitement répandue chez nombre d’espèces animales. Et même l’élevage d’une progéniture par deux parents du même sexe constitue une banalité naturelle. Comme beaucoup d’oiseaux, les cygnes, les oies des neiges de même sexe s’apparient régulièrement pour élever ensemble une nichée. Des centaines d’exemples ont été scientifiquement attestés depuis les insectes jusqu’aux mammifères. Et des espèces se reproduisent même sans mâles. Les lézards Aspidocelis uniparens, par exemple, s’adonnent à des amours entre femelles qui déclenchent ensuite la formation de descendants à travers une reproduction sans fécondation, appelée parthénogénétique. Plusieurs milliers d’espèces connaissent des amours homosexuelles et cajolent une progéniture issue de ces passions singulières.

Le mariage reste un contrat juridique dans lequel l’état établit une reconnaissance des pratiques amoureuses et reproductives, et oblige les deux contractants. Qu’on se souvienne que le mariage est resté longtemps discriminatoire, réduisant la femme à une mineure perpétuelle et les enfants à une possession juridique. C’est pourquoi les anarchistes, par exemple, ont toujours préféré l’union libre. Le mariage a encore ses limites. Par exemple, il est étonnant que, encore aujourd’hui en France, l’institution du mariage privilégie la confusion entre géniteurs et parents.

Biologiquement en tout cas, une certaine divergence persiste entre ces deux rôles. Chez de nombreuses espèces animales, il n’y a pas d’identité entre le géniteur et le parent. C’est à dire que non seulement les animaux pratiquent l’adoption des orphelins, mais l’élevage lui-même peut être réalisé par d’autres membres de la communauté, sans que la progéniture ne soit associée à un père particulier par exemple.

Alors, s’appuyer sur l’insuffisance de la formation naturaliste de nos contemporains pour refuser le « mariage pour tous » reste un navrant symptôme de l’ignorance de l’histoire naturelle, même au pays de Lamarck et de Buffon. Cela révèle combien l’éducation populaire à la science est encore imparfaite et combien la vulgarisation des connaissances universitaires s’avère insuffisante.

Il n’est toutefois pas nouveau que les réactionnaires tentent de tirer des énoncés normatifs à partir des descriptions de la biologie. Mais, en réalité, il n’existe dans la nature aucune autre norme que la diversité des conduites sexuelles. L’évolution biologique trouve précisément son origine dans cette variété. Il y eut un temps où des biologistes ont autorisés des propos racistes, eugénistes ou ségrégationnistes. Cependant, l’évolution des connaissances biologiques a toujours contredit ces hypothèses. Et aujourd’hui, il n’est plus possible de s’appuyer sur la science ou sur la faune pour étayer de tels propos discriminatoires. Ils sont de la seule responsabilité de ceux qui les profèrent et les universités ou l’Académie des Sciences devraient clairement les condamner

En fait, au-delà du problème sociétal que pose cette question du mariage, la sexualité n’est évidemment pas réductible à la reproduction et nombre de comportements sexuels existent en dehors de la copulation hétérosexuelle proprement dite y compris chez les animaux. Les singes, les chauves-souris se masturbent, les lions se câlinent entre mâles, les macaques se caressent entre femelles. La nature ne dit rien contre la sexualité libre

Car la biodiversité est amoureuse et les espèces se perpétuent justement à travers leur désir et divergent de ne plus s’aimer

Thierry Lodé, Professeur d’écologie évolutive

Sur Le Mouv’ : Sex Party chez les animaux

Emission du 24/08/2012 sur Le Mouv’, à réécouter ici : http://www.lemouv.fr/diffusion-sex-party-chez-les-zanimaux

 » Non, personne ne vit chez les bisounours, pas même les animaux! Thierry Lodé explique comment l’accouplement n’est qu’une pause dans une vie de conflit! Autrement Mathilde arrive au bout de son défi, alors surprise! Et Christophe voit se lever le jour avec Sally, la super taxi-driveuse!

La guerre des sexes dans le monde animal expliqué par le biologiste Thierry Lodé, c’est tout de suite plus marrant. La copulation n’est que le moment de calme et de repris entre les êtres vivants. Les conflits entre mâles, entre femelles et entre mâles et femelles sont perpétuelles…

Et comment ça se passe chez nous, les êtres humains? Et si les conflits de couples étaient on ne peut plus naturel?

Thierry Lodé explique tout ça… et peut-être que vous vous comprendrez mieux après cette dernière Terrasse de l’année! C’est le petit cadeau de l’équipe!

Le rideau métallique du kiosque se lève sur Colette avec Bérangère Portelier, rédactrice en chef. Dans tous les bons kiosques de France et de Navarre, vous trouverez le hors-série de Causette jusqu’au 12 septembre, alors dépêchez- vous parce que vous trouverez toutes les pépites de « On nous prend pour une quiche »! Quarante-trois quiches

Mathilde, quant à elle, continue son défi : se remettre en forme pour la rentrée ! J18 Mathilde arrête les plans looses!

Et le feuilleton de la semaine avec le retour de Christophe Payet : Une nuit dans un taxi. Episode 5: Sally, entre chien et loup.

Le conseil de lecture pour une rentrée paisible: La guerre des sexes chez les animaux de Thierry Lodé (Ed. Odile Jacob) « 

Homosexualité animale – Animal Homosexuality

L’homosexualité est une autre exuberance biologique.

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L’homosexualité a longtemps été considérée comme un tabou en biologie évolutive ou du moins, les évènements homosexuels ont été regardés comme des anomalies sans intérêts. Pour de nombreux néodarwiniens, l’homosexualité n’est simplement pas possible. Pourtant, les dauphinsaiment vraiment les ébats gays.
Pourquoi les comportements homosexuels existent-ils chez près de 450 espèces différentes ?

21710_4_4681.L’hypothèse de l’agression des dominés(aggression hypothesis) allègue que l’homosexualité résulterait surtout de la frustration des célibataires

2.Les relations homosexuelles peuvent en fait naître de la rivalité des mâles.
3.L’hypothèse de la pénurie de partenaires présume la carence d’activité sexuelle
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4. Les sub-adultes s’essayent à la pratique sexuelle avec leur plus proche camarade de jeu. C’est l’hypothèse de l’entraînement(training hypothesis)

5. Les occupations homosexuelles favoriseraient les alliances

(théorie de la hiérarchie-coopérationdominance hierarchy/cooperation-)

6. l’hypothèse dite d’auto-régulation démographique, l’homosexualité limiterait les populations (Bruce Baghelmil)

7. l‘hypothèse des sournois(sneaky theory) explique qu’un candidat à la copulation pourrait s’associer avec un dominant dans l’espoir d’obtenir un accès aux femelles.

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Néanmoins, à l’évidence, l’homosexualité délibérée et consentie existe chez de nombreuses espèces sans qu’un déséquilibre du sexe-ratio ne vienne la justifier.

9.En accordant au sexe une fonction indépendante de la reproduction, la préférence pour un partenaire pourrait supplanter la discrimination du sexe. L’homosexalité consentie chez une espèce solitaire comme le Putois Mustela putorius étayent cette hypothèse du libre choix(free choice hypothesis, Lodé 2006)

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in Th Lodé – La GUERRE DES SEXES (2006) Eds Odile Jacob .