Histoire Naturelle du Plaisir Amoureux

Préface de André Langaney Editions Odile Jacob JUIN 2021.

À n’en pas douter, le sexe constitue une énigme fondamentale de la biologie. Pourtant, 95% des espèces ne pensent qu’à ça.

 Entre paramécies engoncées dans leurs hésitations conjugales et dames geckos récusant tous les mâles, cette sexualité, décidément indécise, accumule bien des interrogations. Pourquoi admettre de telles complications si l’amour avait seulement pour objectif ultime de suivre la voie de la princesse et du prince charmant, qui se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ?

Mais alors d’où vient-il,cet orgasme exquis ?

En suivant le fil tenu de l’évolution de la sexualité, on voit que se racontent la félicité du poulpe, l’extase du moineau et la volupté du capucin. Ici, le nez joue à reconnaître, les oiseaux perdent leur pénis et les gorilles s’adonnent aux étreintes lesbiennes. Dauphins, perruches et écureuils sont pareillement adeptes de masturbations intempestives. Si le tapir et le canard détiennent le plus long des organes, le vagin et le clitoris font de leur mieux pour rester le terrain de jeu des amants.  Quant au baiser, il valide l’échange des salives. Car l’être humain n’est pas insensible aux substances olfactives qui l’enfièvrent. Nullement égarés dans les 860 milliards de neurones du cerveau, les choix sexuels restent délibérés. Ils s’intéressent à la différence de l’autre.

Mais si l’orgasme naît de la libération des glandes, il semble aussi s’égarer dans la maternité vivipare. Alors, le plaisir va apparaître comme une résolution de ce conflit.

Destiné au grand public, aux scientifiques et à tous les curieux, voilà donc une histoire naturelle qui embrasse toute l’exubérance de la sexualité depuis le tout début des bulles libertines jusqu’à l’orgasme féminin.

Et si le plaisir s’avérait bien davantage qu’un simple produit de l’évolution ?

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